Étude des options de traitement fondées sur la chimie verte pour traiter les substances chimiques suscitant des préoccupations communes présentes dans les lixiviats de décharge
Réseau canadien de l'eau (2023-2024)
Enjeu
Les sites d’enfouissement constituent la principale destination des déchets solides dans les collectivités canadiennes. Bien que la plupart des déchets restent sur place, les précipitations s’y infiltrent et créent un liquide riche en polluants appelé « lixiviat ». Ce lixiviat, chargé de composants chimiques et biologiques, est soit traité sur place, soit acheminé vers les installations municipales de traitement des eaux usées.
L’efficacité du traitement des contaminants présents dans les eaux usées varie d’une région à l’autre au Canada et est souvent limitée. Par conséquent, les effluents rejetés peuvent présenter des risques tant pour les écosystèmes que pour la santé publique. De plus, les traitements avancés ne permettent pas d’éliminer tous les contaminants préoccupants, connus ou inconnus. La modernisation du traitement des eaux usées est coûteuse et prend beaucoup de temps pour les municipalités en raison de la lenteur de l’adoption des nouvelles technologies, de la longue durée de vie des infrastructures et des investissements financiers considérables requis.
Malgré cela, les organismes de réglementation et les gestionnaires de l’eau déploient des efforts concertés pour acquérir davantage de connaissances afin d’atténuer les répercussions des lixiviats de décharges sur l’environnement et la santé humaine. À cette fin, Environnement et Changement climatique Canada a confié au Réseau canadien de l’eau (RCE) la réalisation d’une étude portant sur les possibilités de prétraitement des substances chimiques d’intérêt commun (CMC) présentes dans les lixiviats de décharges, en adoptant une perspective de chimie verte. Pour plus d’information sur les CMC, consultez la page Web du gouvernement du Canada consacrée à la réduction des substances chimiques nocives.
Projet
Les objectifs de ce projet étaient les suivants :
- Faire le point sur l’état actuel de la chimie verte et de l’ingénierie verte en ce qui concerne le prétraitement des lixiviats de décharge avant leur acceptation en vue d’un co-traitement dans une station d’épuration des eaux usées.
- Créer un répertoire consultable et triable des technologies susceptibles de prétraiter efficacement les lixiviats de décharge tout en appliquant les principes de la chimie verte ou de l’ingénierie verte.
Pour ce faire, le RCE a :
- Recueilli des informations auprès des municipalités, des services publics d’eau, du milieu universitaire et des entreprises technologiques sur les pratiques actuelles en matière de surveillance et de prétraitement des lixiviats de décharge, ainsi que sur les possibilités d’utiliser des technologies existantes ou émergentes pour le prétraitement de ces lixiviats.
- Mené une analyse documentaire exhaustive s’appuyant sur des sources canadiennes et internationales afin de comprendre les procédés de prétraitement des lixiviats de décharge, ainsi que les technologies de chimie verte ou d’ingénierie verte permettant d’éliminer les composés organométalliques (COM).
Résultats
Cette initiative visait à :
- Appuyer Environnement et Changement climatique Canada dans la prise de décisions concernant les stratégies visant à réduire les CMC dans le bassin des Grands Lacs.
- Sensibiliser les municipalités et les services publics d’eau et approfondir leurs connaissances sur les enjeux liés à la gestion des lixiviats de décharges, les technologies de prétraitement et les possibilités offertes par la chimie verte et l’ingénierie verte.
- Appuyer les municipalités et d’autres organismes dans leurs efforts visant à minimiser les effets néfastes des contaminants provenant des décharges et des stations d’épuration des eaux usées.





















