Les microplastiques et l’épandage terrestre de biosolides : conclusions tirées d’études menées dans le sud de l’Ontario
Réseau canadien de l'eau (RCE) + Ontario Biosolids Council — Octobre 2026
Cette note de synthèse présente les principales conclusions d’une série d’études menées par M. Ryan Prosser (Ph. D.) à l’Université de Guelph sur la présence de microplastiques dans les biosolides, les sols agricoles et les vers de terre en Ontario. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une revue exhaustive de toutes les recherches sur ce sujet, elle prend en compte des publications pertinentes afin de replacer ces conclusions dans leur contexte et examiner leurs répercussions sur la gestion des biosolides municipaux en Ontario.
Principales conclusions
- Les microplastiques sont très répandus dans les sols agricoles. Ils s’y introduisent par différentes voies, comme les dépôts atmosphériques, la poussière des routes, les textiles synthétiques, les engrais enrobés de plastique et d’autres activités humaines. Par conséquent, on trouve couramment des microplastiques dans les sols, même en l’absence d’épandage de biosolides.
- Les biosolides constituent l’une des nombreuses sources de microplastiques présents dans le sol. Les recherches de Ryan Prosser ont révélé la présence de microplastiques dans tous les sols agricoles analysés, y compris dans des champs qui n’ont jamais reçu d’épandage de biosolides. Bien que la plupart des champs ayant reçu des biosolides présentaient des concentrations plus élevées de microplastiques, les biosolides n’étaient pas le seul facteur déterminant en cause.
- L’épandage de biosolides a été associé à des concentrations plus élevées de microplastiques, mais l’importance de cette hausse variait. Cela suggère que les biosolides contribuent à l’augmentation de la présence de microplastiques dans les sols agricoles, sans toutefois en être la seule cause.
- Aucun impact négatif sur les vers de terre n’a été observé aux concentrations actuelles de microplastiques. Les recherches de M. Prosser n’ont révélé aucun élément indiquant que les concentrations actuelles de microplastiques dans les sols agricoles de l’Ontario nuisent à la survie, à la reproduction ou au comportement des vers de terre. Cela laisse croire, d’après nos connaissances actuelles, que les niveaux actuels dans le sol ne semblent pas affecter cet important organisme du sol de manière négative.
- Des questions importantes subsistent quant aux répercussions environnementales à long terme. Les scientifiques poursuivent leurs recherches sur la manière dont les microplastiques s’accumulent et se déplacent dans les sols, sur l’évolution de leurs concentrations au fil du temps et sur les effets potentiels à long terme sur la santé des sols et sur les écosystèmes.





















